__mmLa salle remplie à rapport. Les basses poussées à bout & les corps s'entrechoquant. Elle était assise sur une chaise, à l'écart de cette masse d'Humain. Il y avait les autres et Elle. Ses doigts tremblaient, elle n'avait qu'une envie. Laisser ces idiots à leurs vie de merde & aller s'enfiler un rail. Elle riait, après tout, une fois ce gros con de dealer arrivé, plus de problème. Elle s'enfermerait au toilette & hop c'était partit. Ces soirées la dégoutaient, elle en sortait toujours dans un état pitoyable. Au pire, elle s'endormirait dans les toilettes publiques. C'était bien, ça choquait les autres. Un garçon, d'un état déplorable, agrippa son bras & lui murmura qu'elle en avait envie, non ? Elle le dévisagea d'un air dédaigneux. Envie, elle. L'envie l'avait bien quitté depuis longtemps. Celle d'essayer de vivre, survivre. Alors envie d'être avec lui. « Oh mais oui, je n'attendais que ça ! » Murmura-t-elle, avant de le quitter & d'aller en finir avec cette merde. Avoir envie. Oui, elle avait envie ; envie d'en finir d's'ouvrir les veines jusqu'à l'extase, l'extase de quitter cette pseudo vie. Elle aperçut le reflet de son visage dans la glace. Du sang qui coulait de la narine droite, & un regard vitreux. Les cheveux impeccables, & des cernes à rallonge. Elle se fit un sourire ; le dernier & retourna dans la foule. Elle ne laissa rien paraitre, jouant la comédie à ravir, à vous faire sourire. S'agitant, dansant, criant comme les autres. Petite marionnette, si naïve. Elle couru après un taxi, chanta faux & vacilla sur ses haut tallons, comme les autres. La porte de son appartement grinça, & sa lame retrouva seule son chemin. Glissa le long de ses veines, & en fini assez rapidement avec le poignet droit. « Ce n'était rien, rien qu'un jeu. Dors, le mal est passé, ça ira mieux demain ... » se murmurait-elle. Il n'y eut jamais de lendemain.

# Posté le vendredi 08 mai 2009 09:44

Modifié le samedi 14 novembre 2009 16:58







C'est le genre de fille vous voyez sur on peut toujours compter . je serais toujours là Pour elle comme elle L'as eter Pour moi . On Pourrais croire que c'est une simple amitier comme d'autre mais nan ; paske cette amitier la il n'y en a pas deux pareil . si un jours vous avez l'ocasion de lui parler je peut vous dire que vous remarquerez vite que c'est une fille en or ; &é incroyablement gentille . Sa nous arrive de ne pas se parler ; de s'envoyer des messages ou autre pendant plusieurs jours mas jamais plus d'une semaine ; c'est techniquement impossible. j'ai besoin de lui parler jai besoin de prendre de ses nouvelles ; jai besoin de savoir si elle va bien . Tu N'es peut etre pas ma vraie soeur de sang ; mais je taime comme si tu l'etait . tu es la soeur que je nai jamais eu et ca me fait reelement plaisir . Tu m'es devenue en si peu de temps indispensable . En tant que grande soeur c'est dans mon devoir de te proteger malgres la distance et de te conseiller . Chaque probleme que tu as tu sais que tu peut me les dires e t'aiderais a les faire face et a les surmonter . Marine ; ton prenom sonne comme une melodie dans ma tete ; et sache que cette melodie je la chantonne tout les jours . J'aimerais te voir un jour ; pour pouvoir te serrer dans mes bras et pouvoire entendre ton rire Rien qu'une fois . Je te promet de tout faire pour un jour aller chez toi ..
Je l'aime a un point inimaginable ; personne ne peut l'aimer autant que moi je l'aime .




# Posté le vendredi 08 mai 2009 13:39

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 07:44

Je ne suis pas de celles qui se prend au sérieux. Ni de celle qui se trouve magnifique. Je ne suis pas de celles qui sortent avec n'importe qui, n'importe quand, n'importe où, pour faire n'importe quoi, n'importe où, sans jamais rien ressentir. Ni de celles, qui est l'élève modèle. Ou bien, l'enfant modèle. Je ne suis pas celle que l'on regarde passé dans la cours de récréation. Pas de celles non plus qui est populaire. Ni de celles qui est bien dans sa peau. Ni de celles, qui ne s'en fond jamais, qui ont des parents riches qui achètent tout le monde avec leurs argents. Je ne suis pas de celles dans ce genre. Je suis plutôt le genre de fille, jamais sur d'elle. La fille qui change 20 fois de vêtements avant de partir le matin en cours. Peut être, ai - je peur du regard des autres... Le jugement aussi. C'est vrai, j'ai plutôt tendance à dire que je m'en fou de ce qu'ils pensent, mais non, je ne m'en fou pas. Je devrais peut être... Je suis plutôt le genre de fille, qui n'a vraiment aucune confiance en elle. Qui à grandit plus vite que les autres. Qui à mesurait 1 m 70 à l'âge de 12 ans. Le genre de fille qui à vécu très tôt, et qui aujourd'hui à l'impression d'en mourir. Plutôt le genre de fille à pleurer pour pas grand chose, la fille qui, en regardant un enfant épanouie, pourrait bien versait sa petite larme. La fille qui, écoutant une chanson triste pleure. Ou bien un film triste. La film, tellement sensible. Certain, disent que j'ai le c½ur sur la main. C'est certainement vrai. Depuis mon plus jeune âge, il parait que je donnais mon gâteau du gouter à la petite fille qui n'en avait pas. La fille qui refusera toujours d'admettre que un jour nous serons tous obligé de quitté ce monde affreux mais qui est peuplés de gens formidable... La fille, qui depuis toujours crois au grand amour. Celle qui regardera plusieurs vingtaines de fois le film qu'elle aime. La fille, qui aime un garçon depuis plus d'un an et demi, et qu'elle attendra le temps qu'il faudra. Celle qui écoutera en boucle une chanson nouvelle jusqu'à qu'elle ne puisse plus l'écouter. Celle qui s'attache très vite aux gens. Celle qui refusera de dire, qu'elle va mal. Celle qui refusera l'aide des gens. celle qui prend soin des autres, et pas d'elle. Celle, qui est mal dans sa peau. Mais fessant toujours semblant d'aller bien ,, alors qu'au fond son c½ur est en mille morceau, près à tomber de sa main. A se brisé, une bonne fois pour toute. Celle qui sourira tout le temps. Celle qui répondra toujours présente. Celle qui dira toujours qu'elle est un échec. Celle qui est bien jeune, et qui voudrait partir. Celle qui souffre, et qui écrit sa souffrance. Je suis ce genre de fille, la fille nostalgique, celle qui ne s'aime pas. Celle qui essaie d'espérer, mais qui n'en peux plus de vivre. Mais qui vie, pour le principe. Celle qui, aime, plus que tout ses amis, sa famille. Celle qui aura toujours besoin que l'on lui prouve l'amour. Celle qui attend. Qui crois, et qui espère.

# Posté le dimanche 31 mai 2009 02:28

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 07:24

Cher Toi,

Les jours n'en finissent plus. Ces jours gris, sous la pluie. J'ai retrouvé ma mélancolie, depuis quelques semaines déjà. Moi qui pensais pouvoir oublier. Stupide n'est-ce pas ? On n'oublie pas les gens qu'on aime. C'est ce que l'on dit. On m'a dit que j'étais folle. Folle de vivre ? Je ne pense pas qu'il voyait ça de cette manière, seulement je trouve une certaine folie à l'envie de continuer de vivre. Mon c½ur bat à tout rompre. Oh, je ne t'ai pas dis. J'ai refais une de ces crise de larmes, tu sais de celle dont tu sors essoufflée & encore plus triste qu'avant. A la fin de cette crise, j'ai écouté ta musique. En boucle, une bonne cinquantaine de fois. Te souviens-tu, au moins, de la mélodie de cette chanson ? Encore une de ces innombrables questions sans réponse. Ce matin, il y avait du brouillard. J'avais envie de courir me cacher sous un arbre & de pleurer un bon coup. Seulement je n'ai pas pus, d'après les médecins il ne faut pas replonger. Replonger dans la tristesse. Ce sont leurs mots. C'est stupide. Dans la maison, on sent ton odeur partout. Ton parfum si doux. Ta nouvelle conquête aime t'elle autant ton parfum que moi ? Peut-être t'a-t-elle obligé à en changer. J'aime croire que tu m'as laissé pour une autre, tu sais. Oh, la voisine m'a demandé où tu étais passé. Je n'ai pas osé lui dire. J'ai eu comme peur que les mots rendent encore ton départ encore plus réel qu'il ne l'était déjà. J'ai continué à descendre les escaliers sous son regard étonné. Depuis ce jour, elle m'attend chaque matin sur son palier. Elle croit peut-être se battre pour la bonne cause cette vieille concierge ? Cette pensé m'avais fait esquisser l'ombre d'un sourire. Si tu avais été présent, tu aurais éclaté de ton rire chaud. N'est-ce pas ? Tu sais je crois que parmis tout, ce sont tes câlins qui me manquent. Tes câlins avant de dormir. Lorsque tu séchais mes larmes une à une. & qu'après tu m'embrassais. Le vide que tu as laissé est immense, comme un gouffre. Je n'ai pas touché les quelques habits qu'il reste. Ta chemise verte pomme. C'était celle que tu préférais. Peut-être en as-tu une pareille là où tu es. Je l'espère, comme j'espère que tu liras cette lettre un jour. L'espoir fait vivre, comme tu aimais à le dire. Dans ta bouche ces mots semblaient prendre sens. Entre mes doigts, ils paraissent faux & transparent. Peut-être es-tu là, au dessus de mon épaule à déchiffrer mes phrases. Par la fenêtre, j'entends le vent & la pluie qui se battent en duel, les cris des enfants dans le parc. On aurait pu avoir des enfants. Cela me fait tellement bizarre d'imaginer l'avenir sans toi. Oh, j'oubliais. Le chat te réclame. Il passe ses journées à te chercher dans la maison. Il fait chaque meuble de fond en comble. Avec son air triste il me fait mal au c½ur. Si ce dernier est encore présent dans ma poitrine. L'aurais tu pris à ton départ ? Je te le souhaite. Je donnerais ma vie pour toi, tu le sais. Je t'en veux tout de même. Enormément. Je ressens de la haine envers toi. Un mélange de haine & d'amour mélangé. Il est minuit & deux minutes. Demain, je vais essayer de dire la vérité à la vieille sur son palier. Je lui balancerais ça à la figure. Qu'elle se la ferme un peu. Oui, je sais je ne suis qu'un méchante créature, de vouloir partager ma tristesse. Mais après tout c'est humain. C'est humainement normal de ne pas vouloir lui annoncer. On verra un peu ce qu'elle dirait quand je lui dirais :« Oh, vous ne savez donc pas. Il est mort il y maintenant un mois... Bonne journée madame. »

# Posté le dimanche 31 mai 2009 05:46

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 14:22




__Je tourne en rond. Les mots perdent petit à petit leurs sens. Un film muet se déroule sous mes yeux ébahis. J'ai un peu froid. Je grelotte, sous la neige. Les flocons tombent sans un bruit sur l'herbe blanche. Les réverbères diffusent une douce clarté, la vie parait simple. En passant devant une voiture, j'ai le réflexe d'admirer ma figure. Admirer. Le mot est mal choisi, j'ai de grandes cernes, et la peau rouge. Ma peau, qui n'en fait qua sa tête. Rougissant, pour un rien. J'ai les joues couleur tomate. Mes yeux sont rouges aussi. Seulement, eux, je sais que personne ne les regarderas. A force de fuir, on devient invisible.De nombreux enfants s'extases devant les vitrines de Jouets. Ils sont là, avec leurs yeux remplis d'espoir. Espérant avoir la poupée, le camion de leurs rêves. Je reste sur place, à les admirer. L'enfance. Ouvrir ses cadeaux, rire en disant des gros mots, changer de meilleure amie comme de chaussette. Le bonheur ? J'ai traversé la route, le camion arrivait en trombe. Je n'avais d'yeux que pour eux. La collision était évidente. Je n'avais pas peur,j'ai continué à marcher en douceur ...

# Posté le mardi 28 juillet 2009 21:19

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 14:36

J ' ai posé ma joue contre le carrelage. La froid pénétrant mes os, me fit échapper un sursaut. Ma joue gauche était encore brûlante. Je pouvais y deviner les contours de ta paume. Les voix, assez fortes, me transperçaient les oreilles. Tu étais au téléphone. L'identité de ton correspondant m'échappait. « Un jour tout ira mieux » Je ne comptais plus. Tu me le répétais inlassablement, après chaque séance. C'était devenu un refrain. Ma jambe droite m'élançait, au niveau du genou. J'avais un goût de sang amer sur la langue. Tu hurlais à présent. Je me mis à rouler sur le dos ; il fallait que je me cache. M'appuyant sur une étagère, je boitais jusqu'à notre chambre. Mes doigts effleurèrent l'interrupteur, pour finalement rester dans la pénombre. Je me roulais en boule sous le lit. Ma respiration était haletante, mon c½ur menaçait de transpercer mes os. Tu avais raccroché, surement au nez de ton interlocuteur. Tu ouvrais le frigidaire, surement à la recherche d'une bouteille. Comme je haïssais l'alcool. L'alcool & l'argent ; ce cercle vicieux, celui qui rythmais notre vie depuis cinq ans maintenant. En un mouvement, tu ouvris la porte. Tu hurlais mon prénom ; ou du moins quelque chose y ressemblant. Je n'osais plus respirer, de peur d'être découverte. T'étais dans un sale état, & moi aussi. J'avais la lèvre supérieure ouverte, du sang goutait sur la moquette. Peut-être que ce fut la raison. Quoiqu'il en soit, tu m'agrippas le bras, me hissa jusqu'à ton torse & te mis à me gifler. Tu me griffais les bras, voulant m'arracher la peau. Je hurlais, mon corps tout entier me brûlant. Tu ris, me balançant contre l'armoire. Le goût des larmes & du sang se mélangeaient. Au bout de plusieurs minutes, ta bouteille heurta le sol & se brisa dans un fracas. Tu me pris dans tes bras, en te confondant en excuses. Je ne bougeais pas, les mots restaient coincés dans ma gorge « Excuse-moi, c'est la dernière fois, tout ira mieux ... » Le dernier son que j'entendis après fut celui de l'ambulance. Tu avais raison, c'était la dernière fois ; la dernière fois que je vivais ...
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# Posté le dimanche 15 novembre 2009 14:47

J'ai passé la tête par la fenêtre. La brume du petit matin se dissipait à peine. Il devait être dans les cinq heures du matin. Cela faisait trois heures que tu étais parti. Trois heures que ton mégot traînait sur le rebord de ma fenêtre. Je me suis allumé une cigarette. J'inspirais de grande bouffée, histoire de m'enfumer les poumons. Pour ne pas avoir à croiser ton air innocent lors de notre prochaine rencontre. Lorsque tu serais avec elle, à rire comme si rien ne s'était passé. Je t'aurais égorgé à vif, si tu savais. Comme si nous n'avions pas accordé nos corps. Non, rien n'était arrivé. Tu me scruterais de tes yeux bleu, me suppliant de ne rien dire. Comme si ton mégot de cigarette n'était qu'un mirage. T'avais débarqué vers minuit. C'était toujours ainsi. Je m'étais jurée de ne pas céder. De te crier dessus. Quitte à réveiller tout le voisinage. Je voulais que tu comprennes que je n'étais pas qu'un jouet. Pas qu'une jolie poupée de verre avec laquelle on évite de se couper. Il avait plut. T'avais oublié ton parapluie, comme toujours. Tes cheveux dégoulinaient d'eau. Tu avais les joues rosies pas le vent. & pour couronner le tout tes yeux brillaient. J'étais censé faire quoi ? Ne pas répondre à tes baisers sûrement. Rester impassible, jouer l'idiote. Te demander si tu l'embrassais pareil. Nos deux corps s'étaient parfaitement accordés. Une fois de plus, n'est pas coutume. J'avais pleuré pendant notre étreinte. Tu ne l'avais pas remarqué. C'était mieux ainsi. J'avais mal, pas d'une douleur physique. C'était à l'intérieur de moi-même. Un peu comme si chaque vaisseau composant mon c½ur explosait. Mon sang affluait vers chaque parcelle de peau que tu effleurais. Je m'étais endormie dans tes bras. Respirant l'odeur de ta nuque, & croyant pendant quelques heures au bonheur. A l'éventualité que tu restes. J'avais dormis deux heures. A mon réveil, il ne restait de toi qu'une marque sur ton oreiller. J'étais restée assise sur le lit à contempler cette marque pendant plusieurs minutes. T'étais sortis par la fenêtre ; cette dernière était encore ouverte avec un mot coincé sous ton mégot. Quelque syllabe accrochées les une aux autres. « Je suis désolé. » Je n'en voulais pas de tes excuses. J'avais déchiré ton papier en tout petit bout, que j'avais envoyé valser avec le vent. & j'avais allumé cette cigarette, dans l'espoir de ne pas repenser à cette connerie. Peine perdue, non ? La fumée s'envolait vers les toits des voisins. Elle se confondait avec celle de la cheminée de la maison d'en face. J'aurais aimé dissiper ma peine dans cette fumée. Contempler la fumée qui sortait de tes lèvres, lorsque tu fumais. La suivre des yeux, & m'y perdre. J'aimais te voir fumer. Si j'avais commencé à mon tour, c'était pour cette raison. J'ai écrasé mon mégot sur les bégonias. Je l'ai posé sur le tient. Un orage se déclarait. J'ai fermé la fenêtre, & j'ai contemplé nos deux mégots entrelacés.

# Posté le dimanche 15 novembre 2009 14:58

Je me perds dans la contemplation de la fumée de ta cigarette. ; Ca m'manque.

Je me perds dans la contemplation de la fumée de ta cigarette. ; Ca m'manque.
Arrache-moi le c½ur. Brise mes os. Un à un. Découpe ma peau. Redessine mon visage. Recolore mes yeux. Coupe mes cheveux. Planifie ma naissance. Organise ma mort. Déchire mes lèvres. Mais arrache mon c½ur. Soulage-moi de cette douleur. De ce vide qui s'agrandit. Jette mes sentiments. Balance mon amour. Balance ça par la fenêtre ; dégage ça de mon c½ur. Vide-moi de mon sang. Explose-moi la tête. Regarde ma chute. Cette chute silencieuse. Blesse-moi. Contemple ce sang qui coule. Qui afflue vers chaque plaie. Comme pour en recouvrir la surface. Écrase-moi ce c½ur, putain. Je ne demande que ça. Vide-moi de chaque émotion. & prend mon amour, prend ce vide qui me hante. Ces cicatrisent qui s'ouvrent. Je suis un monstre. C'est mon destin. Je l'ai dans le sang. & ton nom se balade dans mon corps, il m'agace. A venir hanter ce corps trop grand pour moi. Ce corps ou je me perds. J'ai peur d'aimer. Tu comprends ? Ca me terrorise, merde. Met toi ça dans le crâne. Haie moi, quand bien même. J'ai peur, peur de m'attacher & de rechuter. Ouais, comme une gamine a peur du noir. Arrache-moi le c½ur.
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# Posté le dimanche 15 novembre 2009 15:05

Une ruelle. Des vieux journaux se baladant au gré du vent. Les murs recouverts d'affiches, & de reste de sang séché, surement le reste d'une guerre nocturne. Des miaulements de chats en chaleurs & des cris venant de la fenêtre numéro 6. La voisine, elle & son mari, ça va plus. On dira ça comme ça. Un vieux fouillant les poubelles, à la recherche d'un petit fond de bouteille pour égayer sa fin de journée. Sur le côté gauche, il y a une belle rangée de poubelles, dégageant un parfum qui leurs est propre. Au coin, à droite, entre le panier de basket du fils de la voisine & la vieille 206 du monsieur de la 7, un corps. Une jeune fille serait plus juste. Elle est recroquevillée & est agitée de tremblements. Un monsieur est penché au dessus d'elle.
« - Putain, mais qu'est ce que tu croyais ? Ne me dit quand même pas que t'y a crus. T'y a cru, hein ! Pauvre conne va. Heureusement qu'j'suis la pour te remettre sur terre. Ce n'est pas avec des rêves & de l'espoir qu'on survit ici. J'pensais pourtant qu'tu l'avais compris. Tu me déçois, mais putain attend, tu l'as vu ce mec ? Un beau parleur rien de plus ni moins, au bout de trois jours il t'aurait lâché, alors que Moi. Moi j'ai toujours été là pour toi. Moi, je sais ce qui est bien ou pas. Tu comprends ça aussi ? Ce n'est pas parce que j'te mets quelque coups parfois le soir, que j'suis un salaud moi. Ca fait dix-neuf ans, dix neuf ans que j'te nourris & t'apprends la vie. Toi pour me remercier tu te tire avec le premier salaud qui se présente, j'suis censé en penser quoi, moi ? Sale gamine. Tu vas voir... »
Une ruelle. Des vieux journaux, des poubelles & des cris de jeune fille. Un homme frappant un corps, l'homme est bourré, la fille en larme. Elle a mal, mal, & pourtant rien n'y fera. Elle l'avait sa sortie. & elle l'a perdue. Pauvre idiote, pense-t-elle. L'homme rie, il aime la battre cette gamine. Il a l'impression d'être enfin quelqu'un. De retrouver ce qu'il a perdu. La voisine de la fenêtre 6 s'est endormie. Une voiture passe deux rues plus loin. Un écriteau, indiquant le nom de la ruelle. Boulevard of broken dream.
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# Posté le dimanche 15 novembre 2009 15:09